Entrevue avec Sterling Downey : Un ex-skinhead se donne une deuxième chance

« J’utilise mon histoire comme outil pour me motiver à éduquer d’autres personnes. » […]

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Très jeune, Sterling Downey subit des intimidations à répétition de la part de jeunes plus âgés que lui de son quartier. En quête d’identité et de protection, il intègre, à l’âge de quatorze ans, un gang de skinheads. Il ne s’agit pour cet adolescent que d’un style vestimentaire, d’un besoin d’appartenance à un groupe et il est loin de se douter que les membres de son groupe entretiennent des idéologies extrémistes très dangereuses. Pendant quatre ans, Sterling est conscient qu’il est influencé et il tente à tout prix de s’en sortir. Très vite, il se tourne vers la musique et œuvre en tant que musicien dans un groupe de rock, puis de hip-hop. En parallèle, il découvre le monde du graffiti et cofonde, en 1996, le festival international « Under Pressure1 ». Durant son combat intérieur, Sterling accompagne des jeunes en difficulté. Aujourd’hui, conseiller de la ville de Verdun et maire suppléant de la ville de Montréal, c’est avec beaucoup de recul et de sincérité que Sterling s’est confié au magazine 404. En racontant son histoire, il espère donner du courage et de l’espoir à tous ceux et celles qui cherchent leur voie.

DERRIÈRE L’HOMME POLITIQUE SE CACHE UN ADOLESCENT EN QUÊTE D’IDENTITÉ

Sa jeunesse

Si l’on revient à ma jeunesse, j’ai vécu une influence négative. Les gens qui étaient plus vieux que moi, m’intimidaient. J’ai donc toujours été un jeune très inquiet et qui avait peur. De plus, l’intimidation et le droit de passage étaient à notre époque (années 80-90) un phénomène tout à fait normal. Ce n’était pas quelque chose que l’on pouvait dénoncer : c’était soit tu l’assumais, soit tu te défendais tout simplement. Mais la route que j’ai prise, c’était de me joindre à des gangs et devenir un skinhead. Je me suis dit que si j’étais parmi ces gens et bien, les personnes dont j’avais peur et qui n’étaient pas des skinheads auraient peur à leur tour de moi.

« C’est drôle un petit peu que je me sois rendu là où je suis rendu aujourd’hui. Mais j’y crois à cent pour cent et tout le monde peut y arriver. » 

Tous les endroits et les choses dans lesquels j’étais impliqué étaient toujours excessifs, même quand je buvais. Tout mon mode de vie était excessif. Cela concerne également mon engagement en politique : cela fait bientôt six ans que je suis élu et je suis sérieux quand je vous dis que je suis sur le terrain, je suis très impliqué auprès des citoyens. Pour moi, c’est 150 % ou rien.

Sterling a grandi dans un quartier anciennement anglophone devenu en majorité francophone. En raison de son nom et de son prénom, il subit de l’intimidation dès son jeune âge. Gêné de parler en raison de ses fautes de français, il ne se sent pas à sa place dans son quartier. Alors qu’il endure les moqueries de ses amis francophones, Sterling s’éloigne peu à peu d’eux pour se tourner vers d’autres cercles sociaux à l’extérieur de son quartier. Ce sentiment de ne pas être à sa place dans son propre quartier couplé à ses insécurités sont donc des facteurs qui ont contribué à son engagement dans des groupes skinhead d’extrême droite.
Une apparence physique qui en impose, mais un manque d’assurance

Pour moi, quelqu’un qui a besoin de s’exprimer à ce point-là, de se faire remarquer à ce point-là, quelqu’un qui a des tatous et qui ne les cache pas, c’est quelqu’un qui est inquiet puisque tout cela fait partie intégrante de son identité. Regarde, autour de toi, sur la plupart des images que tu vois dans mon bureau, c’est moi avec quelqu’un ou moi avec quelque chose. Ce sont toutes mes insécurités : les graffitis, les trophées, les photos. Ce sont des petits cris de jeunesse : checke où je suis rendu et checke ce que je fais. Juste pour te dire, j’ai d’anciens reportages sur le skateboard qui datent des années 80 au moment où la Ville voulait interdire le skateboard. Regarde aussi ces journaux que j’ai gardés depuis l’âge de quatorze ans. Je garde aussi précieusement mon diplôme d’études secondaires qui est pour moi le document le plus important de ma vie, car il résume toute mon expérience à l’école secondaire. Ainsi, quelqu’un qui compile et accumule est une personne inquiète.

Devenir skinhead : un processus identitaire

Devenir un skinhead n’est pas arrivé du jour au lendemain. Je faisais déjà du skateboard, j’étais un punk, j’écoutais du rock, de la musique hardcore et puis j’ai découvert une façon de s’habiller, un style, des uniformes, une coupe de cheveux (mohawk). Je suis passé à travers toutes ces étapes-là, j’ai essayé différentes choses et c’était une évolution tranquille, mais pas nécessairement méchante ou avec une intensité. Le jour où je me suis rendu compte que j’étais un skinhead, c’est quand j’étais au centre-ville. J’étais entouré d’un gang de skinheads, mais je ne connaissais pas leur mentalité et quand j’ai su ce que c’était, j’étais déjà impliqué et je me suis dit : OK, tu ne peux pas t’en sortir ? Toutefois, on ne parlait nulle part du mouvement skinhead comme un mouvement suprémaciste blanc ou d’extrême droite. C’était qu’un look, un style de vie. C’est l’association avec quelque chose de dangereux qui est malsaine. Moi, je me suis associé avec des gens qui s’habillaient comme moi, mais je ne savais pas qu’ils n’avaient pas la même mentalité (idéologie) que moi. Pour ma part, je cherchais une identité et je me suis caché derrière cette identité.

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«Je suis toujours inquiet
et je l’assume.» 

Avant de devenir skinhead, j’étais impliqué dans le mouvement punk rock et je m’appropriais la culture autochtone en arborant un mohawk2 avec des cheveux colorés. Il y avait le mohawk des premières nations et le mohawk qui était une coupe de cheveux du mouvement punk3. Puis, c’est grâce à leur sensibilisation et à leur intervention quant à mon appropriation du mohawk que j’ai décidé de me raser la tête au grand complet.

Si Sterling a été sensibilisé par ces jeunes, c’est principalement à cause de sa coupe punk qui pourrait être perçue par ces derniers comme une violation culturelle.
Si Sterling a été sensibilisé par ces jeunes, c’est principalement à cause de sa coupe punk qui pourrait être perçue par ces derniers comme une violation culturelle.
Le graffiti : une part de son identité

À vingt-deux ans, je faisais des graffitis, certaines personnes disaient que je devais aller en prison. Selon moi, le graffiti n’est pas quelque chose de mauvais en soi, c’était un choix conscient. J’étais conscient aussi des répercussions de mes actions et j’ai choisi d’une manière intelligente de m’impliquer dans quelque chose. Je n’étais pas un vandale, un ignorant ou stupide. Je ne buvais pas et ne prenais pas de drogue. Quand je faisais de la peinture, il y avait toujours une pensée a posteriori, un plan concret.

Le graffiti est une partie importante de ma vie. C’est toujours une question d’insécurité, de quête d’identité. Je devais trouver quelque chose qui pouvait coller à ma personnalité.

L’insécurité, une leçon de vie ?

Même à l’âge de quarante-sept ans je suis encore une personne insécure et je l’assume. Pour surmonter nos insécurités, nous devons vaincre notre peur. La seule fois où tu surmonteras ton insécurité, c’est lorsque tu feras face à ta peur, car la peur crée l’insécurité. Je crois que les personnes qui ont réussi dans leur vie sont aussi les personnes les plus inquiètes au monde.

« Je cherchais
mon identité. »

LA DEUXIÈME CHANCE : UN COMBAT DE LONGUE HALEINE 

Prendre son destin en main 

Il n’y a personne qui te donne une deuxième chance, tu la prends toi-même, tu l’assumes.

De plus, il n’y a personne dans ta vie qui est responsable de ta vie à part toi. Toutefois, assumer son passé et ses actions prend de toi un investissement émotionnel énorme et beaucoup d’énergie. Assumer n’est pas facile, car c’est une grosse responsabilité. Il a fallu que j’atteigne mes dix-neuf ans pour me déprogrammer4 et personne ne m’a aidé à le faire. Même à l’âge de dix-sept ans, j’étais conscient que j’avais subi un lavage de cerveau et que j’avais des pensées dangereuses.

Néanmoins, je ne peux pas juger le jeune de quatorze ans que j’étais, car j’étais ignorant, manipulable, mais c’était aussi une façon pour moi de contrarier quelqu’un. Je savais qu’en affichant certaines affaires ou en m’habillant d’une certaine manière, je pouvais contrarier quelqu’un. Je cherchais aussi une réaction, de l’attention, car l’attention que j’ai eue n’était pas la bonne attention. Je voulais aussi contrarier mon père, en m’affichant avec quelque chose [le nazisme] dans lequel il a perdu des amis [des camarades] et pour lequel il s’est battu contre. C’est probablement l’expérience la plus traumatisante de sa vie. J’étais un enfant ignorant quand je me suis associé au mouvement skinhead ; je n’avais pas imaginé les dommages, mais surtout la douleur que je pouvais faire à ces personnes en faisant la promotion et en affichant quelque chose comme cela.

Un bon exemple à travers ma vie fut de visiter le Musée de l’Holocauste Montréal où j’ai parlé ouvertement à une personne juive (le père d’un de mes collègues de travail juif) dont la famille a été affectée par l’Holocauste5 et le nazisme6. Je lui ai expliqué que j’avais honte de m’être associé au mouvement skinhead alors que mon père et mon oncle ont risqué leurs vies pour libérer l’Europe de cette idéologie. Cette personne était très ouverte et n’a porté aucun jugement sur mon histoire. C’était une belle discussion autour d’un enjeu très émotionnel. C’est à travers ces opportunités, ces chances, ces discussions que se créent la confiance et la possibilité d’avoir des conservations respectueuses et fructueuses, car tu en arrives à réaliser que ce n’est pas tout le monde qui juge. Si nous avons peur de parler de nos expériences personnelles, on ne peut pas passer à travers et évoluer comme personne en faisant du bien dans les différentes communautés et amener du changement.

 «J’ai accompagné beaucoup de jeunes et j’ai vu leur vie changer. »  

 « Transformer mes insécurités en quelque chose de positif. »

S’impliquer pour redonner un sens à la vie

À dix-neuf ans, je me suis rendu compte du pouvoir que j’avais comme jeune de mon quartier. J’avais le choix de soit répéter ces actes en devenant le plus vieux du gang, celui qui intimide d’autres personnes, ou je pouvais choisir d’être une influence positive dans ma communauté. Par hasard ou juste par expérience de vie, j’ai décidé que je ne voulais plus intimider les gens. Quand je voyais des jeunes qui étaient en situation d’insécurité où ils avaient la possibilité de se faire choper dans des trucs comme j’étais pogné là-dedans à l’époque, il fallait que je les aide. La meilleure façon de régler ça c’était de leur parler, de leur expliquer un peu mon histoire et comment est-ce que j’ai réussi à m’en sortir.

Vu que ces jeunes avaient peur de moi, je me suis dit peut-être que je pourrais virer cette image de moi et cette peur qu’ils ont de moi afin de les aider. Je voulais transformer mes insécurités en quelque chose de positif. Aujourd’hui, je vais dans les écoles, je parle aux jeunes et je participe activement à des campagnes contre l’intimidation. Je m’assure ainsi que le jeune du primaire qui se fait intimider ne devient pas le skinhead en septième année en école secondaire.

Son histoire : un cri d’espoir pour d’autres

Depuis que je suis élu, je lutte tous les jours avec l’impact de ce que je fais. En politique, je me pose fréquemment la question à savoir ce que je fais actuellement et quel est l’impact de mes actions. Dernièrement, je suis allé rendre visite à une école et on m’a remercié d’avoir pris le temps de me déplacer. Mais c’est ce que j’aime faire, car l’impact est réel pour moi et moins abstrait que les actions que je prends en lisant un dossier. Les 30 jeunes que j’ai pu accompagner, les discussions qu’on a partagées […] lorsqu’ils viennent me voir et me remercient, je peux voir le changement dans leurs visages et je réalise l’impact de mes actions et de mes mots.

Partager son histoire : un travail concret et impactant

J’ai remarqué que j’avais le pouvoir de changer la vie de plusieurs personnes. Les gens qui ont essayé de m’aider pour m’en sortir étaient des travailleurs sociaux, des professionnels. Ce sont des gens qui, selon moi, n’avaient aucune expérience à mon avis, car ils n’étaient pas là-dedans et qu’ils avaient juste lu à propos de ça dans un livre. Mon impression des professionnels que j’avais rencontrés dans ma jeunesse est qu’ils ne pouvaient pas comprendre la peur que je vivais, l’intimidation que je vivais ou encore c’était quoi de se faire taper sur la gueule ou carrément se faire tuer. Eux, dans ma perception, ils ne pouvaient pas savoir, car ce n’était pas leur réalité. À cause de ce vécu, j’avais un pouvoir exceptionnel et une responsabilité envers ces jeunes, ce qui me ramène vers la notion de deuxième chance.

Depuis l’âge de dix-neuf ans, je travaille volontairement et de ma propre initiative avec les gens, les jeunes, les organismes communautaires, les professeurs et les parents. J’ai trouvé une force en sortant de tout cela. Ce sont ces histoires qui me rappellent ma responsabilité, de notre responsabilité comme société de s’entraider, car ce jeune n’est pas méchant, mais c’est un jeune qui était perdu, qui était dans la mauvaise place au mauvais moment. Aujourd’hui, le travail que je fais est quasiment une thérapie pour moi. C’est un énorme privilège que j’ai de pouvoir en parler. De plus, j’ai le courage de le faire baser sur mes insécurités.

«Le travail que je fais aujourd’hui est quasiment une thérapie pour moi.» 
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« J’utilise mon histoire comme outil pour me motiver à éduquer d’autres personnes.» 

Un message d’espoir

Dans la vie, si tu n’es pas bon à l’école, ne stresse pas, mais assume-toi. Ce n’est peut-être pas ta force pour l’instant, car c’est beaucoup trop abstrait, mais peut-être que dans trois ou dix ans, tu seras prêt à recevoir l’enseignement nécessaire. Et au lieu de se concentrer sur cette négativité, pourquoi ne pas mettre l’énergie dans quelque chose que tu comprends ? Essaye quelque chose d’autre, essaye différents styles et ne laisse pas tes insécurités et tes peurs contrôler ta vie.

J’encourage les gens à parler de leurs histoires. Cependant, tu ne peux pas parler de ton passé d’une façon dégoutée, nonchalante et détachée. Tu dois plutôt parler de ton passé avec beaucoup de sincérité afin que les gens te comprennent.

Ne juge pas !

Dans les années 90, j’étais le vice-président pour un organisme jeunesse au Canada, « The 411 initiative for change7 ». De 2002 à 2009, on voyageait à travers tout le Canada afin de donner des conférences sur plusieurs enjeux tels que le sida, l’intimidation, les gangs violents […]. Et à cette époque, nous avions reçu un jeune adulte enfant soldat, originaire d’un pays africain, qui est venu nous faire part de son histoire. Il nous a expliqué qu’à l’âge de onze ans, il a été forcé de tuer un membre de sa famille sinon il risquait de mourir. Cette histoire m’avait beaucoup marqué, car tu te dis : « Oui, j’ai vécu quelque chose, mais les conséquences étaient différentes. » Je trouvais cela très courageux que cette personne puisse, après des années de thérapies, en parler. Et la même réflexion m’est venue à l’esprit : comment pouvez-vous juger cette personne ? Avec quel droit ? Je m’en fous si tu es pacifiste, tu n’as pas le droit de juger cette personne, car tu ne sais pas ce que cette personne a vécu et comment elle a surmonté tout ça. Tu ne peux pas et tu ne pourras jamais comprendre même si la personne te l’explique ! C’est à ces moments dans la vie où je me dis, tu ne peux pas revenir en arrière sur quelque chose et juger ou même essayer de justifier. Tu peux contextualiser, tu peux expliquer, mais tu n’as pas à te justifier, ou à te défendre. Si c’est ton passé, eh bien, c’est ton passé et tu dois vivre avec et ce que tu fais actuellement est plus important que ce que tu as fait par le passé !

Les gens ont la possibilité de changer et tu ne peux pas décider ou juger quand cette personne devrait le faire. Tes valeurs et tes convictions t’appartiennent et tu ne dois pas les imposer aux autres !

Le saviez-vous?

Basé sur la recherche de Tanner et Campana (2014)8.
Le phénomène skinhead apparait au Royaume-Uni à la fin des années 1960 et il est à l’époque influencé par des tendances multiculturelles avec l’implication des rudeboys jamaïcains. L’appellation skinhead doit aujourd’hui être utilisée avec attention puisqu’elle peut s’appliquer à une variété de groupes hétérogènes et très différents.
Alors que l’image contemporaine attribuée aux skinheads dans l’opinion publique est celle de groupes néonazis violents, il ne s’agit que d’une portion du portrait skinhead.

Dans leur étude, Tanner et Campana distinguent 4 catégories de skinheads :

  1. Les skinheads d’extrême droite, aussi appelés boneheads. Au Québec, ils s’implantent d’abord à Montréal dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce en 1980 avant de s’étendre à d’autres quartiers francophones et au reste de la province.
  2.  Les skinheads antiracistes : notamment le SHARP (Skinheads Against Racial Prejudice), ou le RASH (Red and Anarchist Skinheads), aussi appelés RedSkins.
  3. Les skinheads non politiques ou traditionnels.
  4. Les gay skins ou queer skins : une sous-culture skinhead apolitique.

Ces quatre catégories qui constituent aujourd’hui le portrait skinhead sont donc le résultat de tensions au sein du mouvement skinhead original ainsi que des jeux d’influence entre certains groupes skinhead et d’autres organisations externes. Bien que ces groupes partagent certains éléments culturels (dont leur code vestimentaire et leur relation à la scène musicale punk underground), il est primordial de les distinguer tant ils varient dans leurs positions idéologiques et politiques autant que dans leur structure et leur fonctionnement.

Article rédigé par Khaoula El Khalil, étudiante de baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal.

1 Fondé en 1996, Under Pressure est le plus ancien festival de cultures urbaines encore actif en Amérique du Nord. Sa mission principale est d’encourager l’implication de la communauté à travers la culture urbaine, à l’échelle locale et internationale. Les organisateurs(-trices), les artistes de rue, les graffeurs(-euses), les deejays, les animateurs(-trices) et les danseurs(-euses) de rue se réunissent chaque année et participent volontairement à l’événement pour l’amour de la culture hip-hop.

2 Les Mohawks font partie des nations iroquoises qui, avant l’arrivée des Européens, formaient la Confédération des cinq nations. Aujourd’hui, ce sont six nations amérindiennes de langues iroquoiennes, ayant vécu historiquement dans le nord de l’État de New York aux États-Unis, au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.

3 La crête iroquoise ou mohawk est un style de coiffure attribuée par la légende aux Mohicans et aux tribus mohawks. Cette coupe fut ensuite popularisée et reprise par le mouvement punk. Cette coiffure consiste à avoir les deux côtés de la tête rasés ou coupés à ras et les cheveux restants longs et généralement dressés au milieu. Un peu comme un hérisson bardé de piquants!

4 Qu’est-ce que la déprogrammation ?
Le terme deprogramming est un terme qui fut inventé dans les années 1970 aux États-Unis en réaction à l’émergence de nouveaux mouvements religieux. Cette pratique visait à convaincre les individus à abandonner leurs croyances très souvent sectaires et parfois religieuses. Aujourd’hui, on parle plutôt de déradicalisation voire de réintégration des personnes radicales à travers des pratiques d’intervention beaucoup plus humaines. Pour aller plus loin, nous vous invitons à consulter l’article suivant : Marsden, S. V. (2017). Reintegrating radicals : A strengths-based approach to “deradicalisation”. In O. Lynch, & J. Argomaniz (Eds.), Victims and Perpetrators : Exploring Identities, Roles and Narratives (Contemporary Terrorism Studies). London : Routledge. Récupéré de https://eprints.lancs.ac.uk/id/eprint/88067/1/S_Marsden_Reintegrating_Extremists.pdf

5 Selon le Musée de l’Holocauste Montréal, l’Holocauste (aussi appelé Shoah) est la persécution et l’assassinat systématique de six millions de Juifs, organisé par l’État nazi et ses collaborateurs de 1933 à 1945. En plus de commettre le génocide des Juifs, les nazis ont commis le génocide des Roms et des Sinti. Ils ont aussi persécuté d’autres groupes tels que : les handicapés (programme T4), les homosexuels, les peuples slaves, les opposants politiques et les témoins de Jéhovah. Récupéré de https://museeholocauste.ca/fr/histoire-holocauste/

6 Le nazisme est l’idéologie politique du Parti national-socialiste des travailleurs allemands, un parti politique d’extrême droite fondé en Allemagne en 1920 et dirigé par Adolf Hitler. L’idéologie nazie incorpore à la fois le racisme biologique et l’antisémitisme (c’est-à-dire la haine envers les Juifs). Elle théorise également une hiérarchie au sein d’une espèce humaine divisée en « races », où la « race aryenne » est supérieure aux autres races (Juifs, Slaves, Tziganes, Roms et Sinti) qui forment la classe des sous-hommes, les Untermensch.

7 L’initiative 411 pour le changement contribue à l’élaboration de programmes éducatifs sur une variété de sujets pour les élèves et les programmes de l’école secondaire au Canada.

8 Pour aller plus loin, nous vous invitons à consulter l’article suivant : Tanner, S. et Campana, A. (2014). The Process of Radicalization : Right-Wing Skinheads in Quebec. TSAS Working Paper, 14-07. Récupéré de http://www.tsas.ca/wp-content/uploads/2018/03/TSASWP14-07_Tanner-Campana.pdf

PAR 404mag



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